Amities Spirituelles

L’association des Amitiés Spirituelles groupe les personnes de bonne volonté, quelque soit leur nationalité ou leur religion, qui reconnaissent le Christ comme le seul Maître de la vie intérieure et l'Evangile comme la vraie loi des consciences et des peuples.

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Univers Spirale

Des vrilles de la vigne aux frondes de la fougère, de la double hélice de l'ADN à celle des étoiles en formation, de la hanche
droite au genou gauche du Christ de Vazelay, la spirale est vie, reliant dans un mouvement ascendant et descendant, l'Alpha et l'Oméga, la Connaissance héritée de la Tradition primordiale et les découvertes de la Science au-delà des Cinq Sens.

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Les Trésors Légendaires

Ce site a été créé par Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux pour tous les chercheurs de trésors, les amateurs de légendes et les rêveurs. Nous nous efforcerons tout au long de sa construction de réunir un maximum de renseignements sur les sujets abordés, et nous espérons que chaque internaute nous fera part de son point de vue et de ses critiques. Cette création est née de notre passion pour les secrets et les mystères et a pris forme pendant l’écriture de notre roman : Le Trésor de la Nore, paru aux Presses de la Cité, histoire inspirée de faits réels qui apporte de nouveaux éléments sur l’Or des Burgondes .

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Chemins Cathares

Le catharisme ne peut se développer dans la modernité que comme une école de sagesse tendue vers le dieu inconnu. Les cathares privilégient la simplicité et la vie de l’esprit en eux-mêmes. Ils ne prétendent pas former un groupe particulier à l’intérieur de la société, mais autant d’individualités conscientes et reliées, sources remarquables d’une vie différente que celle que le monde impose aux vivants.

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La Pierre Philosophale

Les domaines de prédilection de notre maison d'éditions, ses points d'ancrage en quelque sorte sont la franc-maçonnerie, l'hermétisme, le développement personnel, en un mot les domaines où la frontière entre monde intérieur et extérieur offre le plus de porosité au regard.

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Lis & Parle Edition

Lis & Parle st une maison d’édition indépendante, ouverte aux cultures et aux traditions du monde entier. Tout en s’adressant à un large public, les éditeurs cherchent à développer une certaine forme de poésie et d’enchantement, en privilégiant les textes inspirés, de qualité littéraire et artistique.

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L.I.R.E. & relie

L'objectif de l'institut de recherche en ethnopratiques, comme son nom l'indique, est d'étudier les diverses pratiques corporelles existantes dans le monde, afin d'en extraire un ou des points communs les reliant toutes.

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Les confins

Nous avons en effet l’ambition d’instaurer une sorte de « dialogue » et un échange que nous souhaitons fructueux entre les sciences classiques (physique, biologie, cosmologie, psychologie, anthropologie, etc..), et l’étude de tous les phénomènes et expériences (expériences de mort imminente ou E.M.I, « magnétisme humain », phénomène ovni, dons psychiques etc..) qui restent pour le moment inexpliqués par ces mêmes sciences.

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Yi King

Si les choses que nous avons devant les yeux jour après jour nous semblent insignifiantes et chaotiques, nous ne pouvons appréhender et recueillir les informations que nous communique le réel à travers elles.

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Alchemy

Si j'escrivois cette lettre pour persuader la verité de nître Philosophie à eux, qui s'imaginent qu'elle n'est qu'une vaine idée, et un pur Paradoxe, je suivrois l'exemple de plusieurs maîtres en ce grand art; je tâcherois de convaincre de leurs erreurs ces sortes d'esprits, en leur demontrant la solidité des principes de notre science, appuyés sur les loix, et sur les operations de la nature...

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Arma Artis

Publication et réédition d'ouvrages rares sur l'alchimie, l'ésotérisme, la symbolique, la spiritualité,
l'histoire des religions (ouvrages de pierre gordon)...

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Editions BEYA

Les Éditions BEYA consacrent leurs publications et recherches aux textes, symboles, mythes et images de l’hermétisme et des grandes traditions en mettant en évidence leur origine commune.

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http://www.beyaeditions.com/louis_cattiaux.htm

Colloque

Depuis près d’un siècle plusieurs générations de passionnés d’alchimie ont enquêté sur ce personnage mystérieux et insaisissable, rédacteur des « Mystères des cathédrales » et des « Demeures Philosophales ». Certes ces recherches si elles ont fait l’objet de plusieurs publications passionnantes n’ont pas réussi à découvrir la véritable identité de cet adepte du XXème siècle, à percer son secret et celui-ci est resté jusqu’à ce jour inviolé.

Cette manifestation, une première mondiale, faut-il le rappeler, vous révélera enfin la véritable identité de cet homme qui se dissimule depuis tant d’années sous le pseudonyme de Fulcanelli. Les preuves apportées à l’occasion de ce colloque authentifieront le personnage et mettront un point final à cette énigme.

De même, nous découvrirons l’initiateur de Fulcanelli, son premier maître dans l’art royal. Nous aurions pu conclure ce voyage d’un autre temps en terre d’Héliopolis qui sera abordée par un de nos conférenciers. Cette terre sacrée des alchimistes où se fédérèrent des sociétés secrètes ou autres fraternités initiatiques comme celle des Frères Chevaliers d'Héliopolis. Mais nous reprendrons le chemin du pèlerin celui de nos réflexions et nous nous ouvrirons à la question de la place de l’alchimiste dans la cité d’aujourd’hui et celle de demain !

Biographie

Lorsqu'on n'a pas la chance de rencontrer un maître vivant, possesseur du secret et de la sagesse, il faut au moins que les textes publiés soient l'œuvre d'un adepte. Pour ce qui concerne Le Mystère des Cathédrales et Les Demeures Philosophales, apparus dès le début de ce siècle, c'est le préfacier qui les a attribués à un adepte sans que ce dernier l'ait reconnu lui-même. Or, l'apprenti alchimiste qui a lu les quelques textes des siècles précédents traduits du latin ou d'une autre langue n'est pas sans savoir que leurs auteurs, sous le couvert de l'anonymat, ont toujours laissé entendre au lecteur, expressément ou symboliquement, qu'ils avaient réussi — sans oublier de rendre à Dieu l'hommage qui lui est dû, afin que ce dernier puisse se fier à ce qui est écrit. Dans ce domaine, il n'est guère possible de mentir ; l'enjeu métaphysique est trop important car il y va du Salut.

Prenons quelques exemples.

Au XIVe siècle , Nicolas Flamel, dans Le Livre des Figures Hiéroglyphiques écrit : « Donc la première fois que je fis la Projection [...] Ce fut le 17 janvier, un lundi environ midi en ma maison, en présence de Perrenelle seule, l'an de la restitution de l'humain lignage mil trois cent quatre vingt deux. » et encore : « Loué soit Dieu éternellement, qui nous a fait voir cette belle et toute parfaite couleur de pourpre, [...] cette couleur tyriene étincelante et flamboyante, qui est incapable de changement et d'altération.»

Au XVe siècle est placée la naissance de Basile Valentin, dont les manuscrits apparaissent au XVIe. Dans De la Grande Pierre des Anciens Sages, il dit au lecteur : « Ne dédaigne pas, ni ne méprise, ô mon ami, les livres véridiques de ceux qui eurent la Pierre avant nous, car, après la révélation de Dieu, c'est d'eux que je la détiens.»

Au XVIe siècle, Le Traité de la Pierre Philosophale de Lambsprinck, où, dans l'avant-propos, on lit : « Je m'appelle Lambspring [...] J'ai compris clairement la Sagesse et je suis parvenu par l'Art jusqu'à son fondement, car Dieu m'a dispensé sa Grâce et m'a donné le savoir avec l'entendement. »

Au XVIIe siècle, Philalèthe, dans L'entrée ouverte au palais fermé du roi : « Ayant pénétré, moi, Philalèthe, philosophe anonyme, les arcanes de la médecine [...] j'ai décidé de rédiger ce petit traité, l'an 1645 de la Rédemption du monde et le trente-troisième de mon âge, afin d'acquitter ce que je dois aux fils de l'Art, etc. »

Au XVIIIe siècle, Solidonius, dans Figures secrètes des Égyptiens : En début d'ouvrage, Solidonius est qualifié de « Maître des éléments », puis en fin de traité, il écrit : « J'ai reconnu par expérience qu'il faut préparer le métal sur lequel vous ferez projection qui ouvre ledit métal et le rende capable de recevoir la semence de cette poudre pour lui faire naître en nouveau soleil. »

Dans mon Fulcanelli Dévoilé (Éditions Dervy), j'ai dit mon sentiment au vue de pièces obtenues à force de patience. J'avais à cœur d'atteindre une vérité qui ne se satisfasse pas de leurres : les leurres, c'est bien connu, sont notre lot quotidien et on les reconnaît à ce qu'ils ne mènent guère loin. Il est écrit : « La vérité vous sauvera. » En l'occurrence, la vérité alchimique apparaît, dépouillée de tout son folklore. Foin d'immortalité physique, de mondes parallèles, de richesse. L'approche de la connaissance hermétique demande de se libérer de croyances ayant pour but de coaguler notre petite personne au lieu d'en envisager la dissolution. Se fixer d'atteindre la longévité physique ou la richesse matérielle par le Grand Œuvre dénote une incompréhension majeure car il s'agit comme dans tout processus initiatique, d'une mort à la vie mondaine par la connaissance pratique du principe qui nous anime.


Pour l'alchimie, la question d'une filiation est essentielle, car malgré ce que prétendent les alchimistes contemporains, on ne tient pas de soi, on tient d'un autre qui lui-même le tient d'un autre et ainsi sans fin à l'infini : il n'y a pas de génération spontanée. Ce qui fait qu'il s'agit de quelque chose qui est sorti du temps et de son usure caractéristique et donc tout autant ancienne que futuriste. Dans cette filiation, chaque maillon est forcément marqué par son époque, mais c'est la part de nous amenée à mourir.

C'est en cherchant Fulcanelli que j'ai trouvé Pierre Dujols de Valois, et en m'intéressant à ce dernier, j'ai été conduite tout droit à Henri Coton-Alvart.

Pierre Dujols s'est distingué en publiant en 1914 une introduction au Mutus Liber sous le pseudonyme de Magophon. En lisant ce superbe texte, on remarque que les exemples choisis se retrouvent tous dans les ouvrages attribués à Fulcanelli... La technique très particulière de cabale phonétique basée sur l'étymologie grecque qui donne des informations sur la pratique du Grand Œuvre est identique.
Le nostoc, par exemple, dont parle Fulcanelli en 1926 à propos de la rosée céleste, tandis que Dujols développe le flos cœli et le nostoc.
Autre exemple peu banal, l'appellation « frères de la rosée cuite » à propos des Rose-Croix selon le témoignage de Thomas Corneille qui est aussi utilisée dans les ouvrages de Fulcanelli.

Cela confirme ce que disait Henri Coton, qui avait eu pour maître Pierre Dujols, que les notes de ce maître en hermétisme avaient été utilisées par Champagne à la mort de ce dernier et mises en forme pour constituer les « Fulcanelli ». Pierre Dujols avait donné à lire ses notes à Henri Coton et c'est ce qui avait permis à ce dernier, en 1926, à la parution du Mystère des Cathédrales, de se faire une opinion.
Pierre Dujols fut le dernier descendant des Valois. Il naquit en 1862 à St-Illide dans le Cantal. Sa famille s'étant installée à Marseille, puis à Aix-en Provence, il fit dans cette ville de solides études classiques chez les Jésuites. Il devint journaliste à Marseille puis à Toulouse. Il s'installa ensuite à Paris, où il ouvrit une librairie à l'enseigne de « La Librairie du Merveilleux ».
Effectivement, Madame Dujols avait des dons peu communs ; notamment elle faisait des rêves prémonitoires. Elle était native d'Hennebont en Bretagne, où la famille allait passer des vacances. Ceci n'est pas sans rappeler la fameuse bague que Fulcanelli aurait reçue de la commanderie templière de ce même lieu. D'ailleurs, Pierre Dujols s'intéressait beaucoup à la Chevalerie et aux Templiers. Sur sa tombe, dans la région parisienne, figure une croix pattée. Il décéda en 1926.

Henri Coton-Alvart était fort jeune lorsqu'il rencontra Pierre Dujols. Né en 1894, il avait 20 ans lorsqu'il commença à fréquenter les groupes d'hermétistes, mais il s'intéressait déjà au Grand Œuvre. Il commença à travailler comme peintre en héraldique. Il avait le tempérament artistique de son père, qui était sculpteur.
Il avait inventé un procédé pour récupérer l'argent des plaques photographiques et pendant un certain temps, il gagna ainsi sa vie.
Par la suite, il fut engagé comme chimiste dans une société qui fabriquait des explosifs. Il s'y distingua tellement, en faisant profiter la maison qui l'employait des nombreux brevets qu'il avait inventés, qu'il fut nommé ingénieur-maison et finit par participer au conseil d'administration de cette grosse société. Lorsqu'à sa retraite, il se retira dans les Charentes, à Taillebourg, il se rendait encore chaque année à Paris pour présider à la réunion de ce conseil d'administration. Pendant toutes les années qu'il passa à Paris, il avait fait partie de divers groupements, comme les Veilleurs, fondés par Schwaller, la Société Théosophique où il avait rencontré ce dernier, et Atlantis, enfin, où il donna quelques articles de premier ordre sur l'alchimie à la revue. Paul Le Cour ne s'y était pas trompé en écrivant un article élogieux sur lui.
À Nice, il était l'invité d'honneur de la comtesse Prozor, fervente anthroposophe, qui recevait l'été, dans sa propriété de Cimiez, le gratin parisien de l'ésotérisme et de l'hermétisme. Puis en 1922, à l'âge de 28 ans, il abandonna le dernier groupe auquel il était attaché, les Veilleurs, ne suivant pas ses membres et leur président, René Schwaller, en Suisse, où ils allaient créer un centre de recherches autour des arts et de l'alchimie : Suhalia...
Il poursuivait ses travaux alchimiques, notamment dans un laboratoire qu'il possédait à côté de St-Paul-de-Vence, où résidaient ses amis Elmiro et Rose Celli. Il était alors marié à Claire Lafitte, dont la famille, très aisée, était dans la finance. Un fils leur naquit : Hugues, sculpteur, peintre et praticien en médecine chinoise.
Puis ce fut la rupture définitive avec tout le milieu ésotérique de l'époque : Dujols était décédé en 1926, Milosz, l'homme qu'il admirait profondément, avait eu une expérience mystique qui lui aussi l'avait éloigné.
En 1960, Henri Coton transfèra son laboratoire à Taillebourg, dans la petite maison près de la rivière où il prit sa retraite, et là, totalement retiré du monde, sans TSF, télévision, journaux, recevant simplement un médecin aveugle de Lyon qui fut président d'Atlantis, le Dr Hollier, son ami intime le Dr Emerit, et son disciple Henri La Croix Haute. (Hollier a d'ailleurs écrit un ouvrage consacré aux travaux d'Henri Coton : Le Tohu Bohu.) Il échangeait aussi une correspondance avec le docteur Gifreda de Barcelone qu'il guida également.
Dans cet ermitage, au milieu d'une population qui protégeait sa solitude, il étudiait et méditait sans relâche. Il avait appris le sanscrit et l'hébreu pour vérifier les textes qu'il avait découverts et recopiés en bibliothèque. Ses recherches en alchimie l'amenèrent à s'intéresser à la gravitation, à la lumière, et aux grands problèmes métaphysiques. Il accéda à l'Adeptat dans les années 1970. Dès lors, il poursuivit sa vie avec sagesse, éveillé tel un véritable Rose-Croix, laissant derrière lui, à sa mort en 1988, des écrits que nous eûmes, pour une infime partie seulement, la licence de publier sous le titre Les Deux Lumières. Lui-même n'avait jamais chercher à faire éditer ses travaux, ce qui explique qu'il n'a pas ordonné ses écrits dans ce sens ni pensé à les présenter à la postérité.

Enfin, pour conclure, voici ce que cet être exceptionnel écrivait sur le Grand-Œuvre alchimique : « Le monde créé contient en lui un principe hostile qui a provoqué l'événement qualifié de chute. Ce monde montre en toutes ses parties un dramatique mélange de vie et de mort, de sagesse et d'absurdité. La notion centrale de l'hermétisme est l'intervention efficace, curative et prépondérante de l'unité manifestée pour surmonter le facteur pathogène du monde. Mystiquement, c'est le Christ (Louis Cattiaux, dans son admirable Le Message retrouvé, ne dit pas autre chose, lui qui réalisa le Grand-Œuvre sans faire de bruit) ; physiquement, c'est la pierre philosophale. Elle existe partout présente, car sans une étincelle de cet agent, il n'y aurait ni vie ni permanence. La pierre philosophale n'est ni une création ni une fabrication de l'alchimiste. Tout ce que celui-ci peut faire est de la prendre là où elle est, la rassembler, la séparer de sa gangue, la purifier, la placer dans son vaisseau et suivant le cas l'administrer à qui en bénéficiera ou la renvoyer dans sa pureté de lumière au monde céleste d'où elle est venue. »

Fulcanelli et Henri Coton-Alvart

C'est en 1894 que naît Henri Coton, d'une mère qui faisait profession d'émailleuse. Il utilise tout d'abord ses dons artistiques pour gagner sa vie en tant que peintre-héraldiste, puis entre à la Société alsacienne des explosifs comme ingénieur-chimiste; il finira au conseil d'administration. Ses nombreux brevets ont été commercialisés -- il est notamment l'inventeur des mines anti-détection. Dans la revue Atlantis est publiée une lettre privée qu'Henri Coton (il signait de 3 étoiles) avait envoyée à la demande de l'un des animateurs de cette revue. Elle traita de la relation entre l'Alchimie et l'héraldisme.

Nous la reproduisons plus loin. Jusqu'en 1927, on lit dans ce mensuel des propos qu'il a tenus : soit des compte-rendus de causeries qu'il avait faites dans le sein de l'association Atlantis, comme celle concernant le sens hermétique des contes de fées, soit des interventions sur le sujet de l'Alchimie, sous forme de réponse à des affirmations qu'il jugeait inexactes.
(Cf. cette lettre d'Henri Coton-Alvart à René Guénon).

A cette époque, âgé de 39 ans, il était déjà très avancé dans la compréhension du processus alchimique. Ce qui se vérifia par la suite. D'ailleurs, lors de certains banquets annuels d'Atlantis à l'occasion des solstices, il intervint sur le sujet de l'Alchimie, et Paul le Cour, le président de ce mouvement, en parle avec admiration dans la tribune de son mensuel.

Henri Coton-Alvart quitta le groupement dirigé par Paul le Cour vers 1935 et on ne sut plus rien de lui. Il sortit de la scène publique pour se consacrer au Grand œuvre, qu'il mena à bien.bLorsque l'on étudie attentivement les noms qui fleurissent tout au long des numéros de la revue, et ce depuis sa création en 1927, il apparaît que de nombreux personnages ayant gravité autour du cercle dans lequel les ouvrages de "Fulcanelli" prirent racine, avaient adhéré à l'association -- notamment O. W. de Lubicz-Milosz, qui fut un grand ami de Henri Coton, qui le distingua toujours des autres personnages qui s'étaient regroupés sous le nom "Les Veilleurs".

L'inspirateur de ce mouvement avait été René Schwaller, à qui Milosz donna le droit de porter son patronyme, et celui-ci devint Schwaller de Lubicz. Chacun, dans l'enthousiasme de l'époque, se trouva un nomen mysticum et Henri Coton prit celui d'Alvart, nom qu'il garda d'ailleurs toute sa vie.
L'on retrouve également en Atlantis le Dr. Robert Hollier qui, lui aussi, fut un admirateur et ami d'Henri Coton. Il lui doit son très beau livre intitulé Tohu Bohu -- Des confins de la science au seuil de la connaissance. A l'époque de la parution, cela faisait près de 45 ans qu'ils se rencontraient.

Au chapitre "Transmutations et Alchimie", page 85, en note, à propos d'Henri Coton-Alvart, le Dr. Hollier écrit ceci : "Je tiens l'immense majorité des "alchimistes" pour d'aimables farfelus" ". Il existe néanmoins quelques rares authentiques alchimistes. Ce sont des hommes de science qui pensent qu'il n'est pas scientifique de rejeter systématiquement une discipline intellectuelle à laquelle se sont voués tant de bons esprits, de savants, de philosophes [...]. Loin du monde, inconnus de tous, dans le secret de leurs modernes laboratoires, ils ont comparé, pesé, analysé, vérifié, confronté les deux chimies. Je n'ai jamais eu le loisir, ni l'appareillage, pour m'adonner à "l'Alchimie opérative", mais chez un très savant ami, alchimiste, j'ai vu d'étonnantes choses. »

Dans la liste des ouvrages dont les auteurs furent influencés par l'immense savoir de cet homme hors du commun figure notamment le Sensorium Dei dans l'Hermétisme et la Science, de Jean Zafiropulo et Catherine Monod. Henri Coton-Alvart eut un initiateur, celui-là même qui rédigea les notes à partir desquelles les ouvrages intitulés Le Mystère des Cathédrales et Les Demeures Philosophales furent publiés sous le nom de Fulcanelli : il s'agit de Pierre Dujols de Valois, dont l'érudition, dans tous les domaines touchant laTradition, fut, sans conteste, inégalée. Il laissa d'ailleurs des manuels bibliographiques de sa librairie et édition où chaque ouvrage est commenté. Ils furent repris par Albert Caillet, qui rédigea en 1912 un Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes en trois volumes, réédité depuis ; de nos jours, les libraires utilisent encore les précieux commentaires de Pierre Dujols pour présenter les livres anciens qu'ils mettent en vente dans leurs catalogues.Pierre Dujols de Valois, né en 1864 et mort prématurément en 1926, était le descendant du dernier fils de la reine Catherine de Médicis, le duc d'Alençon -- une brochure intitulée Valois contre Bourbons présente sa généalogie, qui passe par les Grands d'Espagne.

C'est son frère, Antoine Dujols de Valois, un facteur des plus étrange qui l'écrivit et s'acharna à faire reconnaître cette filiation ; c'était un curieux facteur, très cultivé, et qui avait de sérieux dons de thaumaturge. Il guérissait les phtisiques, très nombreux à l'époque. Pierre Dujols eut deux filles, dont l'une épousa l'éditeur des Belles Lettres, dont les ouvrages sont consacrés à la Grèce antique. Or, la revue Atlantis était orientée vers la Grèce antique d'où était issue, pour ses membres, la tradition occidentale, et Jean Malye, délégué général de l'association Guillaume Budé, directeur des Belles Lettres et descendant de Pierre Dujols était, lui aussi, sympathisant de ce groupement, tout comme Eugène Canseliet qui aperçut une ou deux fois Pierre Dujols.Eugène Canseliet écrivit des articles sur l'Alchimie dès 1936, faisant ainsi connaître les ouvrages de Fulcanelli.Henri Coton fut introduit dans un autre milieu, celui des salons : à Paris (Nathalie Clifford-Barnet et son temple de l'amitié de la rue Jacob), et sur la Côte d'Azur à Saint-Paul de Vence et à Nice, où se côtoyaient artistes et aristocrates qui se réunissaient dans la villa Stella du comte Maurice Prozor, alors ministre du Tsar et traducteur d'Ibsen.

Là, Henri Coton-Alvart animait des rencontres où la teneur de ses exposés devint rapidement si métaphysique et ardue que la comtesse Prozor put écrire en 1927à Rose Celli, compagne du peintre Elmiro Celli (elle publia en 1930 un roman à clef, Comme l'eau, qui raconte un épisode de la vie d'Henri Coton-Alvart) : " Alvart voulait venir faire un cours, mais j'ai compris que ce nouvel enseignement serait une fatigue bien au-dessus de mes forces car l'occultisme alchimiste d'Alvart demande beaucoup d'explication pour être assimilé par de simples mortels. » Et encore : " ...sa science est merveilleuse et plus profonde que par le passé. » Toujours cette même année, la comtesse Prozor écrit de nouveau à Rose Celli qu'elle a noté une nouvelle lumière chez Henri Coton-Alvart " qui doit le conduire à réaliser une œuvre spirituelle, un œuf couvé pendant 18 mois." Elle ne se trompait guère.

Les Prozor connaissaient très bien Milosz ; leur fille Greta monta en 1927 sa pièce Don Miguel de Manara.Outre ses connaissances en Alchimie, Henri Coton-Alvart se révéla un grand maître de l'astrologie dont il précisa les rapports avec l'Alchimie. Il fit partie de la Société Astrologique de France, qui eut parmi ses membres, le Dr. Allendy (sa thèse de médecine portait le titre Médecine et Alchimie), l'astrologue Antarès, le Colonel Maillaud, A. Volguine, G.-L. Brahy, ainsi que le Dr. Emerit, ami intime d'Henri Coton qui écrivit de nombreux livres sur le sujet et partagea avec lui son intérêt pour la science hermétique. Beaucoup d'astrologues réputés, comme José Gifreda, André Barbault, Michel de Socoa et d'autres citent souvent Henri Coton-Alvart dans leurs ouvrages.

On voit combien il a marqué son époque.Il existe un bon nombre d'articles signés Henri Coton-Alvart ou xxx : notamment dans le Bulletin de la Société Astrologique de France ; parmi eux, notons La doctrine des crises et des jours critiques et un remarquable exposé où se " trouve envisagée une théorie sur l'origine cosmique de la matière terrestre inorganique et évoquée la même origine pour la matière vivante », et ce en 1935 !
Henri Coton-Alvart n'a jamais publié d'ouvrage de son vivant, mais il a laissé quelques articles et des écrits personnels, dont certains sous le titre que portait son étude préférée : "Les deux Lumières". La préface en a été confiée à Henri La Croix-Haute qui, plus encore que son disciple, fut son ami.

Equilibre vibratoire et bien être

Dans le prolongement de la parution de son livre "SAIN(T) DE CORPS ET D’ESPRIT" (Editions Le Mercure Dauphinois),
Marc J. Pantalacci va animer des ateliers de pratique énergétique.

Quatre séminaires "en immersion" seront ainsi organisés le week end, au premier semestre 2015, sous l’égide de l’association AETHER, afin de permettre une meilleure intégration individuelle de l’équilibre vibratoire, base incontournable de la santé et du bien-être.

© 2016 Le Mercure Dauphinois